Cabinet de curiosités

Bienvenue dans le foutoir de mon cerveau.

001 – Cabinet de curiosités

Ah ! Cette foutue manie de vouloir toujours tout justifier.

Je pourrais ancrer l’histoire dans un storytelling bien léché. Baratiner que j’ai simplement décidé de compiler le contenu de mes carnets de notes sur un site pour vous les partager. J’aurais pu vous faire croire qu’après des années de journaling, j’avais des étagères pleines de jolis carnets. Des pages sur lesquelles on s’émerveille en découvrant des graphies, des croquis et des idées lumineuses. Et qu’en retombant sur l’un d’entre eux, j’ai souhaité vous le partager.

Sauf que moi, je ne sais pas mentir. J’écris comme un pied, je ne sais pas dessiner, et je n’ai jamais été régulier dans mes prises de note.

La seule chose que j’ai à disposition, c’est le foutoir de mon cerveau.

Cela dit, attention, c’est le boxon, et tout est en vrac, mais ce cerveau, c’est mon sujet d’étude préféré. Parce que déjà, il faut savoir que lui et moi on s’entend à moitié: un jour sur deux, disons. Un jour, je l’aime et le trouve brillant. Le lendemain, j’ai l’impression d’avoir une demi-loque humide bonne à rien coincée entre les deux oreilles. Je broie du noir, je me plains un peu, je regarde ce que les autres font et je trouve ça mieux. Et le jour d’après, sans crier gare, le revoilà chaud boulette qui envoie de l’idée à la mitraillette. Et ces jours-là, cela s’embouteille un peu.

Prenez cette semaine par exemple. Il y avait ce cabinet de curiosité qu’il fallait finir. Il y avait la retouche des photos de Paris. Il y avait l’envie d’explorer comment fine-tuner un LLM pour l’hyper spécialiser sur un sujet donné. Il y avait l’idée de faire de nouvelles étiquettes pour classer et identifier mes disques. Il y a eu l’envie de saluer le printemps à travers une vidéo pour apprendre à monter. Il y a l’idée de planifier le Panade music tour 2026, cette virée van entre amis pour aller jouer dans les campings du fond de la Gaume. Il y avait … sans doute un peu trop ?

Tout faire, c’est risquer de se perdre et s’épuiser.
Ne rien faire, c’est la certitude de s’éteindre à petit feu.

Alors, je trie et je choisis.
Puis, je lance les chantiers.

Il y a des trucs qui marchent. D’autres qui marchent moins. Parce qu’on peut être touche à tout, mais pas être bon en tout. Mais sans oser, ce qui est sûr, c’est qu’on ne sera jamais bon à rien.

Toujours est-il que chacune de ces aventures fait partie de moi. Je suis elles, elles sont moi. Elles m’appartiennent, elles sont mon monde, ma vie, mon univers. Dès lors, il me semblait qu’elles méritaient une place au cabinet de ma curiosité.

Pour être honnête, faites-en ce que vous voulez.
Si j’avais compilé cela dans des carnets, ils seraient restés cachés anyway.